Lors d’un récent voyage en bateau, j’ai pris conscience de l’importance du point de vue. Sur l’eau, chaque rive dévoilait ses détails à son rythme : la courbe d’un palmier, la silhouette d’un village, le vol d’un oiseau au-dessus d’un champ inondé. Le ciel changeait, les reflets bougeaient, et pourtant le paysage restait le même — simplement perçu autrement selon l’instant, la lumière ou la position.

Cette navigation lente m’a invité à lire les signes, à ressentir les cycles : quand avancer, quand attendre, quand intervenir. Une forme de parallaxe naturelle, où l’observation patiente révèle des nuances invisibles à première vue.
En entreprise, la parallaxe désigne cette coexistence de perspectives divergentes sur une même réalité : entre gouvernance, terrain, partenaires ou bénéficiaires, une orientation peut sembler audacieuse ou déconnectée selon le regard. Plutôt que d’en faire un obstacle, cette diversité devient une ressource.
Reconnaître et exploiter la parallaxe, c’est transformer les écarts de perception en leviers d’action. C’est décider avec profondeur, gouverner avec justesse, et agir en cohérence avec les réalités du terrain. Car c’est dans la multiplicité des angles que naissent les décisions les plus éclairées.
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